RDC: le Rwanda espionne Lambert Mende et Albert Yuma, selon l’enquête de l’Organized crime and Corruption Reporting Project

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L’enquête de l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) a renseigné que le président rwandais Paul Kagame aurait utilisé le logiciel Pegasus fabriqué par la société israélienne NSO Group, pour espionner certaines personnalités congolaises dont Lambert Mende et Albert Yuma.

L’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), un consortium des journalistes d’investigations qui enquêtent sur différentes zones géographiques et sur différentes thématiques comme la corruption ou le crime organisé, a découvert dans la liste de la firme israélienne NSO Group – une société israélienne de  » cybersécurité » qui vend des logiciels espions aux gouvernements du monde entier – que le gouvernement rwandais de Paul Kagame aurait utilisé les services de Pegasus pour espionner des personnalités politiques et militaires de haut rang des pays voisins dont ceux de la République Démocratique du Congo (RDC).

Plusieurs numéros de téléphone de personnalités de premier plan en République Démocratique du Congo, en Ouganda et au Burundi figurent dans les données de la société israélienne NSO Group. Or on sait que le Rwanda a eu des relations glaciales avec ces voisins au fil des années : Il a parrainé des groupes armés dans l’est de la RDC ; a critiqué l’Ouganda pour abriter des milices anti-FPR ; et a été accusé par le Burundi de comploter pour renverser son président.

En RDC, l’OCCRP a identifié dans la base de données de la société israélienne NSO Group des numéros de l’ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende et d’Albert Yuma, PCA de la Gécamines et la Fédération des Entreprises du Congo, deux proches de l’ancien président Joseph Kabila.

Les journalistes ont également trouvé un numéro appartenant à Jean Bamanisa Saïdi, l’ancien gouverneur des riches provinces aurifères de l’ex-province Orientale et de l’Ituri. Ces numéros avaient été sélectionnés lors de la crise électorale de 2016 où l’on se demandait si Joseph Kabila respecterait les limites constitutionnelles de son dernier mandat.

Signalons que c’est grâce au gouvernement burundais que cette information a été mise à la place publique, après avoir traduit en justice le Rwanda dont il est aussi victime.

Hervé Kabwatila

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